mardi 7 août 2012

Hors Limites

Couverture de Hors limites



Quatrième de couverture :

Echo. Noah. Chacun a vécu un drame. Chacune y survit à sa façon. Echo s’efforce de revenir à la « vie normale » ; Noah, au contraire, ne fait plus confiance au « système » et accumule les provocations. Ils pourraient se haïr, tant ils sont différents. Pourtant, le hasard va les rapprocher. Les obliger à chercher qui ils sont vraiment. Ils vont s’aimer. Des sentiments si purs qu’ils les réconcilieront avec les autres. Et surtout avec eux-mêmes.

L’avis d’Audrey :

J’ai commencé cette lecture, et c’est très vite devenue une drogue. Il est certains livres, comme celui-ci, sitôt ouverts, on ne peut les lâcher qu’une fois finis. Et lorsqu’on les lâche quelques instants on a toujours la tête dedans !

Avec « Hors-limites », on entre dans un très bon roman jeunesse. C’est à la base une belle histoire d’amour qui s’installe très lentement. Mais c’est surtout un récit à deux voix. Celles de ces deux ados perdus et brisés qui tentent malgré leur entourage peu à leur écoute, de se reconstruire. Chacun est tour à tour narrateur et raconte ce qu'il vit ce qu'il ressent. Intéressant d'avoir leur point de vue respectif.

Heureusement ces deux personnages si torturés, tombent sous la coupe de Madame Collins, thérapeute et conseillère d’éducation de leur lycée. Elle va tout faire pour les aider, mais surtout elle aura la grande idée de les réunir. Dès le début le ton est donné. On est dans le bureau de cette thérapeute et on assiste avec stupéfaction à ce déballage dramatique et tabou. Aussi bien Echo, que Noah, se méfient d’elle et n’avouent pas leurs démons, ils font mine d’aller au mieux. Tout le roman sera la découverte de leur passé respectif, de ces tabous et secrets qui les a brisé.

En même temps que ces deux héros qui finissent par se faire confiance, par se confier, par s’aimer, le lecteur les découvre un peu plus et ne veut plus les lâcher. Si l’histoire d’amour est magnifique et profonde, elle s’installe tout en finesse, à chaque chapitre. Les déballages des vies brisées sont beaucoup plus intenses et regorgent de situations tragiques. J’ai pleuré plus d’une fois, par tant de malheurs, par tant de souffrances étouffées mais surtout par tant de force et de volonté de s’en sortir.

On est à plusieurs reprises dans le pathétique, je me suis dit que l’auteur n’avait épargné en rien ses deux héros, et les avait affublé des pires casseroles à se traîner. Souvent j’ai pensé qu’elle avait un peu trop chargé son récit de « tragique »… Et pourtant j’ai été embarquée, happée par ces tranches de vies, par ces deux héros si attachants et touchants.

Echo est belle, talentueuse, populaire, excellente élève, mais sa vie a tourné au tragique cette fameuse nuit dont elle n’a plus aucun souvenir. Depuis, son corps a été marqué de cicatrices, et elle est devenue la fille dont les rumeurs les plus aléatoires fusent de tous sens. Elle est écartée par ses amies, ce n’est plus la « pompom girl » populaire de l’an passé. Elle se renferme, camouffle ses cicatrices et pense qu’elle est perdue pour l’amour, jamais personne ne pourra aimer une fille si déprimante et peut être folle.

Noah a perdu ses parents dans un incendie, lors de son entrée au lycée. Depuis il a été placé en familles d’accueil, séparé des ses petits frères, et par malchance maltraité par certains de ses parents nourriciers. Il n’a plus aucun espoir en la vie, aucune confiance envers les adultes. Ils fument des joints avec ses frères de famille d’accueil et se perd… Il a bien ce projet d’avenir qui le maintien en vie…Mais tout est compliqué pour lui. Lorsque Mme Collins l’oblige à prendre des cours de soutien pour remonter ses notes, il se fait un point d’honneur à remballer sa tutrice. Sauf que cette tutrice est la mystérieuse Echo Emerson, belle à croquer qui camoufle son corps sous des vêtements trop grands et porte des gants. 
Entre l’attirance et la provocation, dès le départ leur rencontre est détonante. On n’aura qu’une idée en tête lire comment l’auteur va réussir à faire s’apprivoiser ces deux êtres.
Pour ma part c’est un véritable coup de cœur, qui nous embarque dès les première pages et ne cesse de nous bouleverser à chaque chapitre.

Seul bémol, j’ai trouvé que le roman ressemblait un peu trop à « Irrésistible alchimie » de Simone Elkeles. Mais pour ceux qui ont aimé ce dernier, vous allez adorer « Hors limites ».

Citation :

« A ce moment là j’ai entendu une chaise bouger, non loin de la mienne, et tout d’un coup j’ai eu l’eau à la bouche. Une délicieuse odeur de petits pains à la cannelle venait me chatouiller les narines et je n’avais rien mangé depuis la veille. J’ai entrouvert les yeux…sur une chevelure rousse, soyeuse et toute bouclée. Je savais à qui elle appartenait. C’était celle d’Echo Emerson. Et vu qu’il n’y avait pas un seul petit pain à la cannelle à l’horizon, c’était forcément d’elle que venait cette odeur.

Echo Emerson ( …)

-          Tu as vraiment un prénom à la con, lui ai-je soufflé »










7 commentaires:

  1. Encore une chronique alléchante Alily, par contre, j'avais lu dans un autre billet que l'auteur usait d'un langage très jeunesse (voir parlé) qui à l'écrit pouvait gêner, à priori cela n'a pas été ton cas ^__^

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  2. @Luna,
    je suis particulièrement adepte du "style soigné", et non du langage trop familier, vulgaire que se plaisent à utiliser certains auteurs pour cibler les jeunes. Ici cela ne m'a pas du tout choqué ou interpellé.
    le style est fluide, on n'est pas dans du registre soutenu, mais on n'est très loin du familier, rien à voir avec d'autres titres jeunesse.

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  3. Intéressant, je sais ce qu'il me reste à faire maintenant^_^. Merci pour cette précision Audrey, c'est justement ce petit détail qui me faisait hésiter quant à oui ou non entreprendre ce récit.

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  4. ce bouquin est une merveille, comme toi, il est sans doute mon coup de coeur de cette année, et tu peux me croire, je lis énormément

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  5. Je viens de le lire en format poche. Certes il est sympa et effectivement dans la lignée des livres de Simone Elkeles bien qu'en dessous quand même. Beaucoup de scènes répétitives à mon goût. Bref ce n'est pas The romance mais il se lit facilement et on passe on agréable moment.

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